Etape n°2: Le changement

Les déclics créatifs interviennent souvent pendant une rupture nette et franche de notre mode de vie…
Mon déclic à moi s’est produit en quittant le Var, suite à la perte de mon emploi (qui, pour la petite histoire, est due à une restriction de personnel suite à un manque de financement de l’association dans laquelle j’étais salarié… Vous comprendrez plus tard pourquoi je dis ça…).
La vie étant faite de hasards et coïncidences, je me retrouve finalement en colocation avec un ami, dans le vieux Nice, dans l’optique de découvrir les joies des grandes villes (faut dire que Draguignan est loin d’être réputée pour son activité culturelle et évènementielle…).
Tiens, d’ailleurs, il est temps de vous poser le texte à l’origine du nom de l’album:

Il y a des fois où on n’ose pas trop vérifier si l’herbe est plus verte chez le voisin… Peut être nous répétons nous souvent que ce n’est pas le cas pour justifier notre crainte de l’inconnu ?

Bref, toujours est il qu’à force de trop m’accrocher à une branche en ayant peur de la lacher, craignant de ne pas en trouver une autre durant ma chute, celle-ci a rompu…
Malgré une chute inévitable, il subsiste cet instant de ralenti, le même genre d’instant que l’on retrouve en sautant du haut d’une falaise, dans un océan aussi grand qu’inconnu, instant qui nous permet de nous recueillir et mieux observer où on va tomber…

A ce moment, notre esprit est assez clair et nos réflexes rapides pour distinguer une autre branche à laquelle nous rattraper… Et parfois on l’attrape, et on découvre un arbre encore plus agréable et confortable que celui qu’on a eu tant de peine à quitter.

Sorties, rencontres, bars, restaux, artistes, concerts, job… Tout est là où on arrive, encore faut-il prendre le temps de les trouver…

« Seule la curiosité vous mènera là où vous voulez que l’on vous porte… »

Reportez cette réflexion à votre existence personnelle, et vous comprendrez pourquoi cet album s’appelle « A deux pas de là…« 

Voila, vous savez tout ^^

Bref, j’continue sur ma ptite vie:
Atterir à Nice m’a permis de reprendre contact avec une amie que je n’avais plus vu depuis mes études à Sophia Antipolis. Et c’est un peu elle qui est à l’origine de ma recherche de ma fibre artistique… Faut dire qu’elle est chanteuse, et très réveuse…
Passer du temps ensemble, discuter, creuser au fond de nous même, trouver notre voie, approfondir notre psychologie…
Anne m’a permit de me découvrir artistiquement, m’a poussé à creuser dans ma sensibilité pour y trouver mon inspiration, et je ne l’en remercierai jamais assez.

C’est d’ailleurs en lui jouant 21 grammes qu’elle me dit une chose que je n’oublierai jamais:

« Billy (oui, faut savoir qu’avec les cheveux courts, j’ai des airs de ressemblance avec Billy Crawford… Du coup elle m’a toujours apellé ainsi), je vais te dire quelque chose, qui risque de te marquer… Après, tu le prend comme tu veux, mais je dois te le dire… (et moi, tout fébrile, je m’attendais à ce qu’elle me dise qu’elle aimerait qu’on se remette ensemble… quel con…) Mais je pense que tu es… un artiste ! »

C’est con… C’est très con… Et pourtant ces mots m’ont déstabilisé…
Je ne savais pas si elle se foutait de moi, mais toute la sincérité que je voyais dans ces yeux, toute cette importance à laquelle elle tenait tant… Comme si elle m’annonçait que j’avais le cancer ou que j’allais me marier, chais pas, mais ça paraissait grave… Dans le sens « important »…

Et bizarrement, ça a déclenché beaucoup de choses, car après, comme pour « jouer le jeu », je me suis mis à écrire…

J’ai commencé à écrire des textes, ni de la prose narcissique comme on retrouve sur n’importe quel blog comme celui là, ni de la chanson qu’on pourrait chanter accompagné à la guitare… Des textes… Tout con, avec quelques rimes, un fond, un semblant de forme… Sans trop savoir ce que c’était…

Puis, à force de passer des soirées dans des pubs un peu branchés, à aller dans des cinés où les films passent en VO uniquement (d’ailleurs, ça me manque ça !), à se faire des restos chics (oui,je gagnais bien ma vie à ce moment là) avec des dizaines de personnes, que ce soit des danseuses, des peintres, des chanteurs, des gays (les personnes les plus intéressantes avec qui j’ai eu l’occasion de discuter soit dit en passant) et tout autres individus au mode de vie un peu original… je me suis trouvé dans un besoin de partager ces textes, de les lire, de les raconter, de les expliquer…
J’avais en tête de me trouver des endroits genre « bar philosophe » sans trop savoir ce que c’est… Et en cherchant, je suis tombé sur une annonce de Pascal Giovannetti, qui proposait des soirées de partage littéraire, sous le nom un peu barbare et encore méconnu du public à ce moment là…

Le Slam

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