C’est si facile…


…de se conforter dans une situation enfantine pour se dégager de responsabilités d’adulte.
Mais cet égocentrisme fait souffrir son entourage, proche, qui attend de nous que l’on agisse en adulte et non en enfant.
Une femme qui attend que son homme (enfant) sorte son nez de sa console de jeu, alors qu’il ne se rend pas compte lui-même qu’il projète une image de mère (parent) sur celle qui est sensée être sa femme (adulte).
Mais là où tout cela devient contradictoire, c’est qu’elle (adulte) n’ose pas le secouer par peur de le blesser (parent).
Donc le serpent se mord la queue…
Comment 2 adultes peuvent devenir adultes si chacun se conforte dans une situation enfant/parent et où chaque partie ne veut se sortir de ce schéma par peur de faire soufrir l’autre ?
Elle qui attend de son homme-enfant qu’il devienne un homme-adulte (c’est bien beau les « oh je suis un gentil amant qui te fait plein de compliments et qui te fait l’amour en douceur sans oser te secouer » mais qui attend -attention, ça ne doit pas être une habitude !!!- au contraire qu’il la choppe par les cheveux, la plaque au mur et la traite comme pouvait le faire un homme des cavernes) ne devrait-elle pas aussi inverser son rôle et passer de la femme-parent à la femme-adulte, en arrêtant de lui ordonner des changements ou des ultimatum (range la maison ou tu seras privé de Nintendo !!!) mais en le traitant comme un adulte par des réactions d’adulte (comme ne pas le protéger en lui disant « non mais je peux quand meme pas le quitter, j’ai pas envie de le faire soufrir »)
Effectivement, une mère ne pourrait jamais faire souffrir son enfant.
Donc autant l’homme enfant doit « monter » en homme adulte, autant la femme parent doit « descendre en adulte aussi.
Et si le changement doit faire mal, alors, il fera mal, mais ce mal sera nécessaire pour être bien ensuite, à l’image des premières dents qui percent la gencive ou de l’hymen qui se déchire la première fois…
Ca fait mal, mais c’est si libérateur.

Reste aussi le « pourquoi » est-il si confortable de se conforter dans une situation d’homme enfant ? Pourquoi est-ce si difficile de se confronter à des situations d’adulte ?
Peut être par manque de modèle (abscence du père -entendez par là « éducateur » plutot que « géniteur », qu’il soit biologique ou d’adoption, par absence ou par rejet), où l’homme ne saura pas devenir homme car il ne sait pas au final ce qu’est un homme.
Je ne sais pas trop quel est l’impact de l’absence masculine chez la femme, mais peut-être sera-t-elle une fille-papillon qui ne saura se poser dans une relation par crainte de ne pouvoir se reposer sur son homme (comme elle n’a pas pu se reposer sur son père).
Du coup, dans le même registre, elle devrait faire le travail d’arrêter de chercher un père chez un homme au même titre qu’un homme ne devra pas chercher une mère dans une femme.
Peut être est-ce là la crise de l’adolescence ? Ce n’est ni plus ni moins qu’un passage de l’adulte à l’enfant, et pas forcément une question d’age…
Regardez, moi, ma crise, je la commence à peine et j’viens d’avoir 28 ans…
Et encore, mon manager Gilles m’a dit hier soir « et te plaint pas, t’as mis 12 ans de moins que moi pour le faire ».

Il est évident qu’on ne peut pas revenir dans le passé, et il serait trop facile (réaction enfant encore…) de blamer qui que ce soit. N’en tient qu’à moi de discerner, comprendre, accepter et surtout IMPRIMER que je ne suis plus un enfant, je ne suis plus un adolescent, je n’ai pas eu de modèle pour me forger en tant qu’homme, mais rien ne m’empèche d’en devenir un également.

Apprendre selon ses propres méthodes, comprendre et accepter une situation (subsconscient) pour déclencher un changement (conscient)
Ne plus chercher ses lunettes alors qu’on sait qu’on les a sur le nez.
Cesser de chercher les questions « à deux pas de là » alors que les réponses sont juste cachée sous le fil du « Rasoir d’Ockham »

Comprendre une situation, comprendre une réaction. Une migraine ne passant pas et mettant nos nerfs à l’épreuve qui veulent combattre cette douleur en tendant tout nos muscles là où une simple interprétation de l’information « oh il est temps de te détendre » permettrait d’arrêter là les maux.
Apprendre à mettre des mots sur des maux.
Un anxieux insomniaque, un nerveux migraineux…
Je me rappelle de Werber disant, dans les fourmis, qu’elles avaient trouvé le remède contre le Cancer: être à l’écoute de sa maladie. Laisser notre corps communiquer avec notre ame. D’où le terme de « maladie »… « Mal à dire »…
Notre corps va exprimer ce que notre subconscient n’arrive pas à accepter.
Et notre conscient encore moins comprendre.
Etre à l’écoute. De soi. Des autres.
Comprendre sa situation, sa position. Ne pas la revendiquer, ne pas la justifier.
Etre là, simplement.
S’écouter, se comprendre. Sans pour autant se tourner et retourner le cerveau
arrêter de chercher pour pouvoir trouver.
La zen-attitude.

Peut-etre tout simplement que l’on se triture le cerveau à se poser des questions là où on n’arrive pas à accepter qu’il n’y a tout simplement pas de réponse ?

A tout problème, une solution. Et s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème…

(Punaise, que ça fait du bien….)

1 réflexion sur « C’est si facile… »

  1. bonne information, merci.

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