Earthships : synthèse de mes recherches

Je suis depuis longtemps très préoccupé par l’avenir de l’humanité et surtout notre impact sur la planète.
D’aussi longtemps que je me souvienne m’être intéressé à l’écologie, j’ai souvent (toujours ?) eu le sentiment de passer pour un « original » tant le terme « écolo » avait une connotation péjorative.
Sans vous refaire le discours alarmiste qui pleut de toutes parts, je suis en plein travail de connexions entre la problématique écologique, l’intégration dans la société, le confort personnel, la résilience et, bien sur, la pluridisciplinarité.
Dans cette dernière phrase, le terme de « connexion » est vraiment l’élément clé, la structure de mon mode de pensée et réflection.
En effet, m’intéressant à tout, j’apprends de toutes parts, et à force d’imagination, je trouve des liens, des relations, des connexions qui se font entre mes idées, mes rêves, mes compétences, mes centres d’intérêt etc. Mais je pense qu’on doit être nombreux ici à fonctionner ainsi. (J’ai rédigé cet article à l’origine pour le groupe FB privé de Kméo)

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Bref, je m’égare (sans blague ?)

Si j’écris ce post cet article, c’est que depuis environ 6 ans je potasse le sujet du Earthship, ou Géonef, la forme la plus écologique et économique d’habitat résilient.

Le principe est de revoir notre mode de vie, de consommation, pour se reposer et s’orienter le plus possible vers le fonctionnement du vivant.
Dans un épisode de Et tout le monde s’en fout​ il montre que nous fonctionnons de manière linéaire (prendre, consommer, jeter) et non circulaire, comme on peut le voir dans la Nature (la flore fournit de l’oxygène et de la nourriture à la faune, qui le restitue afin de nourrir la flore etc)
En parallèle, comment subvenir à nos besoins vitaux et de confort en utilisant le moins possible d’énergie, ou du moins en utilisant de l’énergie gratuite, abondante, éco-responsable ?

Le fonctionnement est simple:
Le gros de notre consommation énergétique provient de nos besoins vitaux et confort (d’ailleurs, ce serait sujet à débat. Qu’est-ce qui est vital ? Qu’est-ce qui est confort ? Comme l’a dit Roman Frayssinet​ dans une de ses chroniques, « dans le monde il y en a qui se plaigne de ne pas avoir d’eau potable, nous, on est plutôt du genre à se plaindre quand l’eau de la douche n’est pas assez chaude »)

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N’étant pas en phase avec la pyramide de Maslow, j’ai décidé de trier mes besoins selon 3 thématiques:

  • Nos besoins vitaux : Manger, boire, dormir, faire caca.
  • Nos besoins de confort : Lumière, chauffage, climatisation
  • Nos besoins d’accomplissement : Découvrir, apprendre, comprendre, partager.

Tout ce qui ne rentre pas là-dedans est selon moi optionnel (avoir le dernier appareil à la mode, voyager à l’autre bout du monde, changer régulièrement de vêtements etc)

Comment intégrer tous ces besoins pour imaginer la maison de demain en se reposant sur les compétences acquises jusqu’à présent, en visant la totale résilience, l’autonomie et l’objectif de se détacher au plus tôt du système capitaliste ?

Tout d’abord, partons des besoins vitaux.
Manger = produire de la nourriture
Boire = récolter de l’eau
Faire caca = revaloriser nos déchets (j’étends la portée de cette thématique au delà de nos excréments, englobant tout ce qui résulte de notre consommation directe)
Dormir = avoir un habitant répondant à mes besoins de survie à minima, de confort à maxima

Bon, ok, si on les prend un à un, on a déjà des réponses, si tant est que l’on ai un terrain pour le faire (c’est mon seul postulat hypothétique de départ, pour lequel je n’ai pas d’autre réponse que : travaillez, économisez, achetez un terrain… mais Robert Kiyosaki​ peut également vous aider à prendre de la hauteur sur votre situation… « Comprendre la différence entre un actif et un passif », j’en reparlerais dans un autre article), on postulera sur l’idée que c’est le cas.

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Manger: On me dira que nos grands-parents cultivaient déjà leur potager (et probablement que certains ici le font déjà), mais pourquoi parle-t-on autant de « permaculture » ces derniers temps, pourquoi est-ce autant défendu par les pratiquants, et dénigré par beaucoup d’autre ?
Mon ami Baba Bear de Korakor​ en a fait l’un de ces sujets de prédilection sur sa chaine Youtube, je vous invite à vous documenter sur ce qu’il fait.

Tout d’abord, je pense qu’il y a une déconnexion du vivant.

L’une des plus grosses erreurs, c’est de labourer.
En labourant, en utilisant des insecticides, on tue le vivant présent dans le sol. Ni plus ni moins. C’est pas résilient.
L’humain semble ne pas avoir compris qu’il fait parti d’un cycle, d’un tout, qui lui profite autant qu’il doit y contribuer (l’approche cyclique), et malheureusement il s’obstine à consommer linéairement et égoïstement.
L’un des principes de la permaculture est d’utiliser la biodiversité pour rendre les sols vivants, et ainsi obtenir des plantes « vivantes » qui nous fourniront les nutriments nécessaires pour survivre.
Sauf qu’à l’échelle industrielle, seule la productivité compte, et c’est pour cela qu’on ne peut pas prendre le risque de voir une partie des récoltes rongées par les insectes, c’est pourquoi Monsanto a une place aussi prédominante sur notre paysage industriel.
Et au lieu de rendre au sol ce qu’il nous a donné (approche cyclique) on envoie tout dans nos égouts, privant ainsi la terre des nutriments dont elle a besoin pour nous les restituer sous forme d’aliments.

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Donc: on tue la biodiversité de nos sols pour optimiser le rendement, on produit de la « nourriture faible », on en subit les conséquences (maladies, carences etc) et on ne rend pas ce que l’on nous a donné.
C’est comme survivre sur un garde-manger qu’on laisse pourrir sans possibilité de le réapprovisionner : c’est sans issue.
Un sujet à potasser mais dont je ne parlerais pas ici, c’est l’impact de notre consommation de viande sur l’écosystème.

Je vous invite toutefois à regarder ce documentaire.
Je ne tiendrais pas un discours « pro vegan », ne l’étant pas (encore ?) moi-même (ma prise de consciente est encore très récente) mais il est nécessaire aussi de prendre conscience de tous les grains de sable dans les rouages de notre société de consommation, et ce sujet est de l’ordre du rocher plus que du grain de sable.

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Boire: de manière plus étendue: consommer de l’eau.
Evidemment, la première, vitale, est de boire. Hors, notre réserve d’eau à l’échelle mondiale n’est pas une source infinie. Le réchauffement climatique accélère la fonte des glaciers, diminue nos réserves d’eau, qu’on utilise pour se laver le cul.
Je vous invite à regarder l’épisode dédié à l’eau sur Et tout le monde s’en fout à ce sujet, je vais essayer de ne pas développer sur tous les sujets que je compte englober dans mon approche holistique sinon je pourrais écrire un livre… (et pourquoi pas ?)
Ce qu’il faut retenir dans ma réflection, c’est que l’eau est une denrée trop rare et précieuse pour l’utiliser n’importe comment, c’est pourquoi il est important d’identifier les différents modes d’utilisation, ce qui en découle, ce qui peut être utilisé.
(pour la suite, un des postulats de départ est l’utilisation exclusive de produits bio, pouvant être consommés par les plantes)

Tout d’abord: Récolter l’eau.
La seule approche que j’ai potassé jusqu’à présent est l’utilisation de l’eau de pluie, mais il y a aussi les sources, les puits etc.
Voici, dans l’ordre, le circuit d’utilisation d’eau:
On récolte l’eau de pluie grâce à la toiture > On la filtre des gros indésirables (feuilles etc) et on la stocke dans des citernes enterrées > on la filtre pour la rendre consommable (pour boire, prendre sa douche -tiens, je ferais une parenthèse sur la douche plus bas-, faire la vaisselle, la lessive) > On s’en sert pour alimenter le jardin intérieur > Elle continue vers les toilettes > Elle termine dans un jardin extérieur pour alimenter des arbres fruitiers par exemple.

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Ainsi, l’eau peut être utilisée 4 fois au lieu d’une.
On peut également imaginer d’inclure un système d’aquaponie pour alimenter un aquarium qui servira de base nutritive à des plantes, qui alimenteront à leur tour des poissons, qui alimentent les plantes etc…

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Pour l’histoire de la douche, il existe une solution open-source pour se fabriquer une douche perpétuelle
L’idée est de fermer le circuit entre l’évacuation et le pommeau de douche, utilisant une pompe et un radiateur d’appoint pour pouvoir comater sous la douche la conscience tranquille ^^
Vous en verrez un exemple ici, avec tout plein d’autres inventions géniales

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Faire caca: plus généralement: revaloriser nos déchets.
Tout d’abord, nos déchets organiques.
Là, en gros, il y a 2 écoles: il existe les toilettes sèches, qui permettront de créer du compost, nécessitant simplement de la sciure de bois, que vous pouvez récupérer dans les scieries, ou les toilettes classiques, à la différence près que la sortie des toilettes partira alimenter des arbres fruitiers ou partir vers des bassins de phytoépuration (je manque de connaissances encore sur ce sujet)

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Ensuite, revaloriser les déchets existants.
C’est même l’un des fondements des earthships, dans le sens où notre planète regorge désormais de bien plus de déchets que de matières premières…
C’est pourquoi les murs extérieurs sont fabriqués à partir de vieux pneus et les murs intérieurs à partir de canettes en aluminium ou de bouteilles de verre.

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Dormir : De manière plus étendue, on parle bien du logement au sens « besoin vital », à savoir être à l’abri de la pluie (toiture) et en sécurité de l’extérieur (les murs)
De manière pragmatique, le besoin vital s’arrête là, le reste est de l’ordre du confort:

Pour rappel:
Les besoins de confort sont: lumière, chauffage, climatisation.
Ces 3 sujets gravitent autour d’une problématique centrale: l’énergie.
(Tiens, c’est marrant que pour nos besoins vitaux je n’ai pas eu besoin de parler de l’énergie…)

Récemment, j’ai parlé à un ami de mon souhait de vivre dans une maison autonome (au moins énergiquement), mais sa réaction fut malheureusement limitée à son propre conditionnement, sa propre éducation, son propre environnement :
« Comment tu vas faire pour vivre sans électricité ? T’as vu le prix des panneaux solaires ? et des batteries ? Ou alors tu t’achètes un groupe électrogène. »

L’idée de départ étant la résilience et l’autonomie, on oublie le groupe électrogène, je pense que je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi.
Pour le reste, il faut revoir son approche de la problématique de manière holistique et avec du recul.

Pourquoi on a besoin d’électricité ?
Les 2 besoins principaux, liés directement à notre besoin vital « dormir », sont évidemment le chauffage et la climatisation.
C’est là qu’entre en jeu la géothermie.
En faisant beaucoup de raccourcis, l’idée est d’utiliser la température stabilisée de la terre (10~15 °C selon la profondeur), indépendamment de la température extérieure, ainsi que la chaleur du soleil, pour réguler la température dans la maison.

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Pour cela, on installera la face « génératrice » de la maison en plein sud, avec de grandes baies vitrées, créant ainsi une serre accueillant nos plantes nourricières, générant ainsi chaleur et humidité, de sorte que seule cette serre soit directement ensoleillée en été (attaque verticale des rayons du soleil) et l’ensemble de la maison est ensoleillée en hiver (attaque horizontale des rayons).
En été, la serre se remplit de chaleur qui sera évacuée par son sommet, créant ainsi un appel d’air qui proviendra de longs tuyaux enterrés (puits canadiens), l’air ainsi aspiré sera refroidi par la terre, refroidissant ainsi la pièce de vie.

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En hiver, l’isolation apportée par la terre et les cloisons de pneus tout autour de la maison, ainsi que la serre, permettront de conserver une ambiance tempérée dans la maison, dont le sol sera directement chauffé par les rayons du soleil (je manque encore d’information, mais il me semble bien qu’il n’y a pas de vide sanitaire, l’idée étant de conserver l’inertie par la masse, il faudra que j’approfondisse)
D’ailleurs, on peut imaginer de rajouter un poêle de masse, utilisant la capacité d’accumulation des calories dans des matériaux « de masse », comme la pierre, les briques etc, en complexifiant le parcours de la chaleur au lieu de l’évacuer en direct, alimentant ainsi une sorte de « batterie thermale », l’idée étant de restituer un maximum de calories pour un minimum de consommation de combustible.

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Bon, ok, on a une maison tempérée hiver comme été, donc énorme économie chauffage/climatisation, qui je le rappelle sont des besoins de confort et pas des besoins vitaux.

Dans le modèle global, l’idée est de mixer le confort moderne et les méthodes écologiques et résiliantes, c’est pourquoi je ne m’interdis pas dans ma réflexion d’inclure du confort moderne, même si l’on peut imaginer des méthodes alternatives (je pense notamment à l’électroménager).
C’est pourquoi on va se pencher sur l’électricité.
Bien évidemment, le postulat de départ est que l’on prenne conscience que nous sur-utilisons notre énergie électrique, et on doit apprendre à l’économiser au maximum.
Alors comment répondre à nos besoins tout en restant le plus écoresponsable et proche du modèle cyclique (recyclage) que possible (car c’est malheureusement l’un des points les plus représentatif de consommation linéaire, sans restitution de l’énergie consommée)
La recherche est axée sur la captation de l’énergie et le stockage.

Pour la captation, le plus simple, c’est les panneaux solaires. Et la technologie évoluant, ils deviennent de plus en plus abordable, perenne, recyclable etc.

Quid de leur empreinte écologique pour la fabrication ?

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Je n’ai pas (encore) la réponse, et je me doute que ça doit pas être tip top, mais je ne pense pas avoir la solution parfaite, seulement essayer de faire de mon mieux, car si je dois attendre d’être parfait pour faire, alors je ne ferais jamais, car l’échec est une part de l’apprentissage, pas une erreur de parcours.

Bref, donc, les panneaux solaires, l’éolien également, je sais aussi qu’une amie travaille sur des recherches autour de la génération d’énergie par les plantes, des travaux de Tesla etc.
Pour ma part, je me concentrerais simplement sur le soleil et le vent, qui sont des sources infinies et propres, et généralement complémentaires (quand il n’y a pas de soleil, à part en pleine nuit bien sur, c’est qu’il y a des précipitations, et donc généralement il y a du vent).
Mais pour la nuit justement, ou pour répondre à des besoins instantanés qui sont supérieurs à ma capacité de production ?
Vient donc le stockage:
Et là, on va me dire « oui, mais les batteries, c’est fait de matières polluantes, c’est non résilient etc »
Oui, c’est vrai, c’est pourquoi je vais vous parler des « volants d’inertie« .
L’idée est d’accumuler l’énergie, de la transformer en inertie, et de consommer l’inertie produite et non pas l’énergie en direct, un peu comme vivre des intérêts et non du capital.
Pour cela, on va utiliser la masse (comme pour le poêle de masse) pour accumuler l’inertie dans un mouvement rotatif que l’on pourra venir exploiter ensuite.
Le principe est simple: un axe de rotation (4), un poids massif, environ 3t pour 10KW (1), un vide d’air pour supprimer la déperdition par le frottement de l’air (6).
L’énergie captée par les panneaux solaires lance la rotation de la masse, qui conserve son inertie rotative en cas d’arrêt d’alimentation, et c’est cette rotation qui vient générer de l’énergie électrique grâce à un système de dynamo (2) que l’on viendra consommer.

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Je complèterais ensuite avec un équipement domotique, rendant ainsi la maison « intelligente », automatisant certains appareils, les ampoules etc.

Ah, j’oubliais, pour l’eau chaude, nul besoin de chaudière électrique, à gaz, à bois etc… le soleil est gratuit, autant en profiter !

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Reste ensuite les besoins d’accomplissement:
Découvrir, apprendre, comprendre, partager.

D’ailleurs, il s’agit des fondements de mon Ikigaï, que je peux synthétiser par le terme japonais Shuhari « apprendre, comprendre, transcender ».

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Bon, bah si tu es en train de lire ceci, c’est que ces 4 valeurs te sont déjà familières, je ne vais pas approfondir plus que ça, si ce n’est de vous conseiller vivement les TEDx​ et Et tout le monde s’en fout qui m’ont permis d’ouvrir considérablement mes champs de possibilités intellectuelles…

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Voila ce qui me vaut autant de nuits blanches ces dernières semaines, j’avais besoin de vous le partager, et peut-être avoir vos retours, avis, questions etc.

Je suis en train de réfléchir à concrétiser ce projet sur le terrain d’une amie en y incluant une approche pédagogique et participative.

Vu que je suis un « futuro-sceptique », je pense que le système va nous exploser à la gueule très bientôt (de mon vivant) et que la Nature s’effondrera également (si c’est pas de mon vivant, ça le sera de celui de nos enfants), c’est pourquoi il est urgent d’agir dès maintenant, et je pense qu’il est nécessaire de revoir notre mode de consommation, notre emprise sur la Nature, l’empreinte que l’on laisse en agissant de manière linéaire et anthropocentrée.

Si le sujet des earthships vous intéresse, n’hésitez pas à me poser des questions, je ne fais que répondre à mon besoin d’accomplissement en autodidacte, je n’aurais probablement pas de réponse pour tout, mais je souhaite approfondir mes connaissances et pour reprendre le crédo d’Apple, tout problème soumis est une opportunité pour se challenger, se remettre en question, prendre du recul, et réfléchir à apporter une solution.

Il existe une formation de Solution ERA​, qui se déroule sur 6 week-end à Lyon ou en ligne, pour un cout de ~2000 € (hors déplacements/logement/nourriture), je me tâte à lancer une campagne participative pour m’aider à financer cette formation.

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Et n’oubliez pas le 4° accord toltèque: Faites toujours de votre mieux.

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