Trouver son Ikigaï

Ikigai (生き甲斐) est l’équivalent japonais de la « joie de vivre » et de la « raison d’être ». Selon un article du journal Le Monde, Ikigai permet de trouver sa raison d’être.
© Wikipedia

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Lorsque j’ai vécu mon déclic qui m’a permis de d’ouvrir les yeux sur l’incohérence de la vie que je menais qui n’était pas plus cohérente avec mes valeurs, j’ai fais un gros travail sur moi-même, j’ai remis en question mon mode de vie, mes croyances, mes objectifs, mes convictions, mes priorités, afin de trouver ce que je souhaite réellement faire, ce qui me permet de m’épanouir et de trouver du sens dans ce que je fais, ce que je peux faire, ma contribution à la société tout en trouvant de la satisfaction personnelle dans mes actes.

L’un des outils les plus pragmatiques pour découvrir ce nouveau paradigme nous vient du Japon, plus précisemment de la baie d’Okinawa, berceau des arts martiaux, où l’Ikigaï est perçu comme la raison de se lever le matin.

Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie.
© Confucius

Pour trouver votre Ikigaï, il faut tout d’abord définir les 4 grands sous-ensembles qui le composent:

  • Ce que vous aimez

Qu’est-ce qui vous motive ? Qu’est-ce que vous pourriez faire encore et encore sans ressentir de lassitude, de frustration, ou autre sentiment négatif.
Je n’ai pas cherché à mettre une étiquette trop définie qui m’aurait limité dans ma réflexion, mais plutôt une valeur, une notion qui m’est chère et qui colle avec ce premier cercle, ce que j’aime. Et pour ma part, c’est apprendre.
Je suis curieux, je m’intéresse à beaucoup de choses, je me passionne rapidement sur plein de thématiques variées.
J’ai mis en place des automatismes dans mon quotidien pour apprendre, toujours plus, sous plein de formes différentes, en optimisant mon temps, profitant de chaque instant pour acquérir de nouveaux savoirs, de nouvelles compétences.
Le premier investissement que l’on doit faire, c’est dans soi-même.

Si vous trouvez que l’ éducation coûte cher, essayez l’ignorance.
© Abraham Lincoln

  • Ce pour quoi vous êtes doué

C’est probablement là que le syndrome de l’imposteur se cache, la petite voix qui vous dit que vous n’avez pas la légitimité, que vous n’avez pas les compétences suffisantes pour prétendre à vous positionner comme spécialiste ou expert de votre domaine. Et pour une raison simple: c’est que vous avez suffisamment de compétences, certes pour identifier l’expertise dont vous faites preuve sur un sujet, mais également sur vos lacunes. C’est ainsi que le doute s’immisce. L’imposteur. Il est là le salopard…
Quand il se pointe, rappellez-vous ce simple mantra: on est tous l’expert de quelqu’un. Rappelez-vous que vous avez été débutant dans le sujet que vous maîtrisez, et que vous avez travaillé, vous avez appris, vous avez investi sur vous-même pour monter en compétences. Faites le tour de vos domaines d’expertises, évaluez-les avec pragmatisme, ou faites vous accompagner, comme pour un bilan de compétences, pour avoir le recul d’un regard externe. Et ainsi, trouvez ce pour quoi vous êtes doué. Et pour ma part, c’est l’enseignement. D’aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé enseigner, que ce soit la cuisine, la moto, l’informatique, le karaté etc.

L’important est de progresser, chacun à son rythme, par rapport à soi et non pas par rapport aux autres. Nous savons que rien n’est acquis définitivement et qu’il convient de ne jamais perdre ni humilité ni patience.
© Taiji Kase

  • Ce dont le monde a besoin

C’est probablement le sujet qui est, selon moi, le plus délicat, car il faut trouver la nuance dans son positionnement, entre « rester humble » et « identifier les manques/lacunes des autres que l’on peut aider à combler ».
En me basant sur mon passé d’enseignant, ce que j’ai identifié, toujours dans mon cas personnel, c’est ma capacité à vulgariser un savoir pour le rendre accessible au plus grand nombre. Être capable de me mettre au niveau de mes apprenants, à m’adapter à leur mode d’apprentissage, de compréhension, de vocabulaire, afin de rendre cette transmission de savoir la plus accessible possible, au plus grand nombre.

If a child can’t learn the way we teach, maybe we should teach the way he learns
© Ignacio Estrada

  • Ce pour quoi vous êtes payé

C’est probablement la finalité de la démarche. L’argent ne doit pas être une fin en soi mais un outil pour alimenter son moteur personnel, financer ses projets, ses ambitions. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre du recul et de remettre les choses dans l’ordre, se reconnecter à ses valeurs et viser son épanouissement personnel avant son épanouissement financier/matériel.
C’est pourquoi je vous invite à interpréter ce 4° cercle en « ce pour quoi les gens seraient près à vous donner de l’argent« , et après une longue réflexion, et une énorme quantité de temps investi dans ma formation sur les techniques de marketing, il en est ressorti que c’est la valeur perçue par ceux qui reçoivent cet enseignement qui justifie cette rétribution financière, à l’instar de tout prestataire de service qui vous retire une épine du pied en mettant à votre disposition ses compétences, comme un plombier qui vous réparera une fuite ou un informaticien qui dépannera votre ordinateur.
La perception de valeur est on-ne-peut-plus subjectif, c’est pourquoi il m’est difficile d’accepter de payer quelqu’un pour quelque chose que je sais parfaitement faire autant qu’ il m’est indiscutable qu’une personne qui m’a rendu un service auquel je n’aurais pu répondre moi-même soit financièrement rétribué à hauteur du service qu’il m’a rendu.

Vous pouvez avoir tout ce que vous voulez dans la vie, si vous aidez assez de gens à obtenir ce qu’ils veulent
© Zig Ziglar

C’est ainsi que j’ai pu trouver les 4 cercles de mon Ikigaï: l’apprentissage, l’enseignement, la vulgarisation et la valeur perçue.

Après avoir passé plusieurs semaines à réfléchir à ce sujet, j’ai ainsi pu mettre un terme à l’intersection de ces 4 cercles, qui s’avère être également un mot japonais: SHUHARI

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Shuhari est un concept issu des arts martiaux japonais qui décrit les 3 étapes de l’apprentissage.

ShuHaRi peut se traduire par suivre les règles, comprendre les règles et transcender les règles.

  1. Shu (:しゅ?, « protéger », « obéïr ») — sagesse traditionnelle — apprendre les fondamentaux
  2. Ha (:?, « se détacher », « digresser ») — casser avec la tradition — trouver les exceptions à la sagesse traditionnelle, trouver de nouvelles approches
  3. Ri (:?, « quitter », « se séparer ») — transcender — il n’y a pas de technique ou de sagesse traditionnelle, tous les mouvements sont permis.

© Wikipedia

C’est une notion que je tiens de mon Senseï (mon maitre, au karaté) lorsqu’il m’a dit d’aller passer ma ceinture noire: « la prochaine étape de ton apprentissage est l’enseignement », car c’est par ce biais là que je consolide mes fondamentaux, desquels on a tendance à s’éloigner lorsque l’on monte en compétence, les considérants comme acquis et donc les négligeant avec le temps.

Voila mon Ikigaï : Shuhari.

Apprendre, comprendre, transcender (que j’interprète par « transmettre« )

Et toi ? Quel est ton Ikigaï ?

Si tu souhaites mon accompagnement pour définir ton Ikigaï et mettre en oeuvre les actions pour changer ton mode de vie et aller dans le sens de la plénitude et la satisfaction, n’hésite pas à me contacter:

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